Célébration de la Journée Internationale de la Femme

«Gutera intobo, Gukanda umuvyeyi(entretenir des relations sexuelles entre beau frère et belle sœur,entretenir des relations sexuelles quelques jours après l’accouchement…..)telles sont des pratiques culturelles que nous avons au Burundi et qui affectent beaucoup le statut de la femme et qui sont à l’origine des violences qui se font à l’égard de la femme . Mais, il’ya aussi de bonnes pratiques culturelles, des cultures qui font avancer les conditions de la femme.»Tels sont les propos de Me Alphonsine BIGIRIMANA, ancienne coordinatrice de l’association des femmes juristes au Burundi. Me Alphonsine BIGIRIMANA a tenu ces propos dans une conférence-débat organisée par le collectif des blogueurs YAGA, ce jeudi 08 Mars 2018 à l’IFB à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la femme .

Cette conférence a débuté par le mot de bienvenue de Alain HORUTANGA coordonnateur de YAGA, suivi par l’exposé de Me Alphonsine BIGIRIMANA dans lequel elle a donné la définition, les causes, et  les conséquences des violences basées sur le genre. En ce qui est de l’évolution du statut de la femme Burundaise , selon Me Alphonsine BIGIRIMANA, l’évolution du statut de la femme est là mais le chemin est long.Cette évolution se remarque dans le code de 80 des personnes et de la famille révisé en 1993 car avant cette révision a –t elle ajouté, la femme burundaise n’avait pas le droit d’exercer certaines fonctions comme le commerce ou encore la femme n’avait pas le droit d’ouvrir un compte bancaire sans avoir l’autorisation de son conjoint.

En terminant Me Alphonsine BIGIRIMANA a lancé un  appel à toutes les femmes, d’oser dénoncer les violences dont elles sont victimes car si un fait n’est pas puni, l’auteur n’hésitera pas à le reproduire et même les autres vont faire la même chose parce qu’il n’a pas été puni .Et au législateur burundais, de prévoir des dispositions claires de protection des victimes pour que ces victimes aient le courage de dénoncer ces crimes.

Rappelons que comme panelistes, il y’avait un représentant de l’association des femmes juristes, un représentant de AFV(Action en Faveur des enfants vulnerables), un représentant de la commission épiscopale justice et paix et un représentant du collectif des blogueurs YAGA.

Cette journée internationale de la femme, a été aussi célébrée à kayanza. Ces festivités étaient rehaussées par la présence du Président de la République et de son épouse.

Rappelons aussi que cette journée internationale de la femme a été instaurée puis officialisée par l’organisation des nations unies  et elle est célébrée le 08 mars de chaque année et cela depuis 1977. Cette journée a pour but de faire un bilan sur les conditions de vie des femmes à travers le monde.Cette année,au Burundi le thème était :«Certaines pratiques traditionnelles favoriseraient-elles les discriminations et les violences basées sur le genre?»

Sandrine Josée BAHATI

Sandrine Josée BAHATI est une Journaliste au Journal Magara Times qui reporte sur la Santé, l'Éducation et les Relations. Sandrine est aussi Présentatrice des Émissions de Santé, de l'Éducation et des Relations à la Radio Magara Times FM. Contact: bjsandrine@magaratimes.com

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